L'Ours Avec Nous

Francouvertes 2010: Deuxième demi-finale

Nous avions prédit que la deuxième soirée de demi-finales des Francouvertes pourrait fort bien être celle à laquelle il FALLAIT assister. Monogrenade et Violett Pi ont donné tout ce qu’ils avaient pour faire de nous les porte-étendards de la vérité.

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Louis-Philippe Robillard

L’envie est grande de simplement vous référer à notre première critique de L-P Robillard et son groupe. Mais ce serait un peu injuste. Le groupe était un peu plus posé cette fois-ci, et il montrait un peu plus de profondeur.

Il restait cependant un excès de théâtralité dans les présentations, un son souvent daté et une violoniste épouvantablement effacée, surtout comparée au visage spasmodique du batteur.

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Monogrenade

C’est avec pas mal plus d’assurance que la dernière fois que Monogrenade a commencé son numéro de demi-finales. On a passé un super beau moment, oui, mais pas sans quelques accrochages. La magnifique Le pantin, par exemple, était enterrée sous le loop de voix.

Mais ce sont là des réserves bien mineures. La musique était bonne et la prestation était un si bon crescendo qu’en fin de parcours, on se demandait presque pourquoi on nous avait fait « perdre notre temps » avec les pièces calmes du début. Car c’est quand ils explorent le bruit qu’ils sont à leur meilleur. C’est aussi là qu’on a le moins l’impression d’écouter un groupe qui s’appellerait, genre, RadioKarkWatson.

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Violett Pi

Le fou furieux magnifique a réussi une deuxième fois à nous mettre vraiment, mais vraiment, sur le cul. S’il n’en tenait qu’à nous, nous donnerions déjà le grand prix à cette bombe nucléaire sur deux pattes. Encore une fois, il n’y avait aucun moyen de savoir ce qui nous attendait au détour de chaque couplet, de chaque chanson.

C’est que, voyez-vous, Violett Pi maîtrise la scène. Il la domine. Chaque regard, chaque sourire, chaque mouvement sert un but précis et il ne rate jamais sa cible. Pas de fausses notes, non plus, au travers de sa performance pourtant ambitieuse, où il susurre tout juste une seconde avant de hurler comme un maniaque.

Quand la musique est là, on est pris de spasmes. Quand elle s’arrête, on attend le prochain éclat de rire. Il n’y a pas de pause, pas de temps mort, et chaque chanson porte un univers et un son distincts. Violett Pi est exigeant envers son public, mais il le lui rend bien, en étant aussi exigeant envers lui-même.

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Demain: L’OURS | PHILÉMON CHANTE | ALEX NEVSKY

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Par le 14 avril 2010, dans la rubrique Actualités

1 Commentaire pour cette note

  • Gen

    Tout à fait d’accord avec tout ce que vous dites.
    LPR: J’ai dit candeur…
    Mono: J’ai écrit que je trouvais que le début du set était un peu trop KarkWatson à mon goût…
    Violett: un délire qui reste musical et qui grave des images dans la tête…

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