Cette semaine, L’ours avec nous est allé aux Francouvertes pour… (3)
Y’a des jours de plaine, chantait Daniel Lavoie. Eh bien lundi, pour la foule qui s’était entassée au Lion D’Or, il n’y avait aucun doute: ça n’en était pas un. La troisième soirée des Francouvertes se plaçait sous le sigle des grosses guitares sales, du rock britannique en passant par le punk old-school. Cette semaine, L’ours avec nous est allé aux Francouvertes pour…
Mordicus
Qu’on l’aime ou qu’on le déteste, le rock à l’anglaise s’est taillé une belle place dans l’histoire de la musique. Son vocabulaire mélodique est riche et sa simplicité instrumentale permet beaucoup de souplesse. Mordicus l’a compris. Ça se sent dans leurs compositions fournies, avec juste assez de clichés pour s’approprier le genre et juste assez de touches modernes pour ne pas tomber dans l’hommage dégoulinant. Côté voix, le timbre nasillard du chanteur et les backs riches nous rappellent avec précision, mais sans irritation, ce à quoi on a affaire.
Reste des textes qui mériteraient d’être travaillés et retravaillés et des chansons à resserrer, mais ça n’est rien pour nous empêcher de manifester notre enthousiasme.
L’étrange colosse d’Il Danse Avec Les Genoux
Avez-vous déjà vu un colosse jouer les percussionnistes sur un petit clavier style Casio, juste avant de jouer du theremin avec sa bouche? Nous, oui, on a vu ça, et on peut vous assurer que c’est de l’excellent divertissement.
Claude Grégoire (bis)
La semaine dernière, nous avons eu le grand plaisir et l’immense privilège de recevoir nul autre que Claude Grégoire, animateur des Francouvetes, dans nos augustes octets. Au terme de nos épistoles, nous avions reçu, incrédules, l’assurance que le thème de la prochaine soirée des Francouvertes serait, à notre suggestion, la journée internationale de la langue maternelle. Stupéfaction: ce fut réellement le cas.
On est sans cesse renversés par l’enthousiasme et l’humour de l’équipe des Francous, M. Grégoire en tête. En fait, l’humilité et l’auto-dérision font presque partie de l’âme du concours, chose rare pour un événement qui demande autant de travail acharné. Chapeau.
Oh, juste comme ça: lundi prochain, ce sera, en Inde, le jour national de la science. Qu’on se le tienne pour dit; y’en aura pas de faciles.
On espère ne pas les revoir la semaine prochaine :
- La noirceur du balcon du Lion D’or. Arrivés un peu tard au Lion D’Or, nous avons été contraints de nous asseoir au balcon, seulement pour découvrir qu’il n’y avait pas de chandelles sur les tables. Durant les chansons moins mouvementées, c’était la grande noirceur. Pour les scribes pro-actifs, desquels nous faisons parfois partie, ça n’est pas, comment dirais-je… pratique?
- Les appels à la participation du public. Soyons clairs: on est pas rabat-joie ou dépressifs. Mais quand on vient de vous rencontrer, qu’on ne connaît pas vos chansons et que vous nous demandez de participer, c’est, hum, un brin malaisant. Il faut gagner son public avant de penser le faire chanter. D’autant plus que c’est un concours: c’est un peu comme inviter une fille à danser et lui demander avec insistance, après quelques minutes, « Enwèye bobé, frenche-moé don’!« . Oui, ça peut marcher, mais on imagine que ça dépend de l’image que vous voulez projeter de vous-même.
Par Frédéric Malouin le 22 février 2011, dans la rubrique Actualités, Francouvertes 2011, La musique des autres




