L'Ours Avec Nous

La musique des autres

Cette semaine, L’ours avec nous est allé aux Francouvertes pour… (1)

N’écoutant pas la glace et les cafards, L’Ours Avec Nous a décidé, encore une fois cette année, de souligner ce qu’il trouve de bon aux Francouvertes. On cassait la glace cette semaine avec une soirée inhabituellement éclectique pour un début de concours.

Cette semaine, L’ours avec nous est allé aux Francouvertes pour…

Bravofunken

Certains groupes vous accrochent dès les premières notes de leur prestation; pour ceux-là, le plus dur est de maintenir l’excellence jusqu’à la fin de la performance, de chanson et chanson. Bravofunken a non seulement réussi à commencer fort et à finir encore plus bruyamment, mais ils l’ont aussi fait en se réinventant constemment, tant dans le musique que dans les textes, absurdes, modernes et drôlement poétiques.

Même leur chanson racontée était captivante tant la chanteuse savait nous emporter dans leur délire. Un pur délice dansant, tant sur la langue que dans les jambes.

Pandaléon

Des arrangements solides et habiles, des textes souvent au-dessus de la norme, bien qu’inégaux — il y avait déjà beaucoup de choses qui poussaient Pandaléon dans la bonne direction. Leur nervosité sur scène leur aura servi à se surpasser, faisant de leur passage sur les planches quelque chose qu’on aimerait voir évoluer à un stade encore plus raffiné (pour paraphraser la blonde de l’auteur).

On espère ne plus les revoir :

Les percussions trop intenses. Avis à tous les batteurs qui nous liraient: les percussions métalliques (cymbales, hi-hats et autres) ne sont PAS des jouets qu’y faut tapocher comme un malade dessus. Si on entend plus le cillement de votre instrument que le reste de la chanson, vous vous donnez trop à la cause. Prenez un break. Ralentissez. S’il vous plaît. Merci. (P.S.: Changer de motifs rythmiques de temps à autre ne fait pas de mal à une chanson, non plus)


Par le 8 février 2012, dans la rubrique Francouvertes 2012

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Chhhhhhuuut ! L’ours hiberne !

Alors, L’ours ? Que se passe-t-il ? Voilà six mois que vous n’avez pas donné de nouvelles.

Ouais. On le sait. C’est que, nouvel emploi et surcharge de l’horaire, ces deux salopards, nous ont forcés à prendre une petite pause de musique. Non sans avoir d’abord passé l’été à essayer plein de nouvelles choses sans pouvoir vous les faire entendre (peut-être un jour !).

Alors, voilà : L’ours avec nous existe toujours, il fait toujours de la musique, mais il cherche présentement la façon optimale de le faire à travers ses activités rémunérées. Nous avons quelques chansons de prêtes ou presque prêtes et nous espérons en faire un EP d’ici quelques mois. Plus de détails suivront…

Mais là, j’écoute quoi si L’ours ne m’offre rien de nouveau à me mettre dans le tympan ?

En attendant notre grand retour, voici quelques suggestions d’écoute :

Simon Kingsbury, ancien chanteur de Lac Estion. Son EP est vraiment vraiment bon. Coup de coeur pour Mathieu.

Capitaine Soldat, qui propose une musique à base d’échantillonages, souvent en français, souvent local, souvent vraiment très bon.

Le deuxième album de Caracol. Du très beau travail.

L’album solo (et on insiste sur le mot solo) du saxophoniste Colin Stetson. Attachez votre tuque.

New History Warfare Vol. 2: Judges – COLIN STETSON by Constellation Records

Philippe B et son magnifique Variations fantômes. On ne vous répétera pas tout ce qui s’est dit de bon à son sujet dans les médias depuis un an. Pesez sur play, vous allez comprendre.

Autre chose ?

Si vous êtes un amateur de radio, vous pouvez toujours écouter Dans le champ lexical, l’émission de radio de Mathieu et de Jo-Annie Larue, notre madame pochette, sur les ondes de CIBL tous les mardis à 13h.
L’émission est disponible en balado et toutes les informations utiles sont sur le site de l’émission.

Voici leur émission sur le mot Boîte.

Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.

Autre chose encore ?

Non. C’est tout.

On a très hâte de vous envoyer du nouveau matériel.

Au plaisir !

Mathieu et Fred. Les ours à temps trop partiel.


Par le 7 janvier 2012, dans la rubrique L'ours Avec Nous, La musique des autres, Nouvelles

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La meilleure musique de 2011… à date (et selon nous) !

En décembre dernier, nous vous avons asséné une balado de pas loin de quatre heures, vous présentant la meilleure musique de 2010. C’est long quatre heures, n’est-ce pas ? On ne nous y reprendra plus !

Cette année, nous divisons en deux cette folie rétrospective et proposons à la mi -année (ouais, c’était en juin, mais heu… on est occupé ?) un demi-meilleur de l’année 2011… à date.

–> POUR ÉCOUTER ÇA, ALLEZ AU BAS DE CET ARTICLE <–

En bonus, vous aurez droit aux sélections de quelques invités triés sur le volet. Ce volet-ci, pour être plus précis.

En bonus également, vous aurez droit à un son parfois pénible dans les interventions parlées. Nous sommes vraiment désolés. La technique ne roulait pas pour nous autres ce soir-là.

LA LISTE :

« Up, up, up » – Givers - In lights

« (You’re So Square) Baby, I Don’t Care » – Cee-Lo Green – Rave on Buddy Holly

« Something Good Can Work (RAC Remix) » – Two doors cinema club

« The vilain » – Austra - Feel It Break

« Rebuild » – Son LuxWe are rising

LE CHOIX DE ÉRIC SAMSON, DE LA SWOMPE, À CISM
« You Dress Like An Asshole » – Not The 1s

« Cramm » – Three Trapped Tigers – Route One Or Die

LE CHOIX DE LADA, DU PODCAST LADA ET GEORGES
« Chienne folle » – Malajube – La caverne

« Dante Park » – Krista MuirBetween atoms

« Love and Blessings » – Paul Simon – So Beautiful or So What

LE CHOIX DE CHRISTIANE CAMPAGNA, DE L’ÉMISSION TRADOSPHÈRE, À CIBL
« Tout le long du voyage » – Genticorum – Nagez rameur

« Dr Jekyll and Mr Hyde » – Talfast - La machination

« Piste 1″ - Galaxie -Tigre et diésel

« Little By Little (Caribou Remix) » – Radiohead – The king of limbs remixes

LE CHOIX DE PATRICK DION, CHRONIQUEUR, AUTEUR ET BIEN D’AUTRES CHOSES
« M’en aller – Monogrenade – Tantale

« Work with what you’ve got » – SoCalled – Sleepover

« Highway to Constantinople » – Yom - With love (Feat. The Wonder Rabbis)

« Mistakes » – Eleanor Friedberger – Last summer

« Close to you » – Ben Sollee – Inclusions

« Sold-out capitalisme » – Géraldine – Sold-out capitalisme

« Stop » – Buck 65 – 20 odd years

 LA BALADO :

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Par le 17 juillet 2011, dans la rubrique Balados ODT, La musique des autres, Listes

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5 chansons, 1 guitare, 1 voix

Quand on parle de  chanson, il se trouve toujours quelqu’un pour venir dire « une bonne chanson, tu peux la jouer juste avec la guitare et ça va être bon pareil. » En tant qu’arrangeur, je crois que cette idée n’est qu’un gros paquet de niaiseries, l’équivalent de dire: « Si Duke Ellington avait été vraiment génial, il aurait pas eu besoin d’un big band au complet. Pfff. »

Bert Jansch

Néanmoins, parce que la guitare et la voix permettent de toucher rapidement au coeur, quand la chanson est bonne, voici 5 chansons avec seulement de la guitare et de la voix.

Au menu :

Needle Of Death – Bert Jansch – Bert Jansch
L’échec du matériel – Daniel Bélanger – L’échec du matériel
Les fros – Richard Desjardins – Richard Desjardins au Club Soda
From the Morning – Nick Drake – Pink Moon (Un album complet de guitare et de voix. Normalement, mes oreilles se tannent de n’entendre que ça. Avec Drake, pas du tout. C’est magique.)
Train In The Distance (Original Acoustic Demo) – Paul Simon – Hearts And Bones

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Par le 25 juin 2011, dans la rubrique 5 pièces, La musique des autres

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Balado + Ours = Baladours

Ludo PIn

Que trouverez-vous dans cette baladours ?  Ben, entre autres, UNE NOUVELLE CHANSON DE L’OURS AVEC NOUS, mais aussi…

Il est probable que – Ludo Pin
Ego – Burial/Four Tet/Thom Yorke

Stop – Buck65
Work with what you got – Socalled

Where can I go without you – Feist
Leave the riches to the poor – Son Lux
Comme un apétit – L’ours avec nous

English Vines – John Vanderslice
Bible Belt – Ben Sollee
Love and Blessings – Paul Simon

Les grands labours – Jérôme Dupuis-Cloutier
Bel et bien là – Mathieu Boogaerts

Le général - Lila dit ça

Bonne écoute !

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Par le 5 juin 2011, dans la rubrique Balados ODT

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5 raisons de continuer de respecter Paul McCartney après les Beatles

À la fin des Beatles, Paul McCartney donnait déjà de plus en plus de raisons de le trouver détestable. Vous pouvez blâmer Yoko Ono tant que vous le voulez pour la fin des 4 fabuleux, je suis plutôt du genre à penser que John n’en pouvait simplement plus de passer des heures sur des chansons comme Maxwell silver hammer. Et on le comprend !

On ne peut pas dire que les choses se soient arrangées après les Beatles. Les albums se sont succédés et, mis à part une ou deux exceptions comme l’aussi génial que méconnu Ram, ils étaient souvent remplis de chansons oubliables et/ou insupportables. Ma théorie, c’est que Paul McCartney a plus de talent que de goût. Il semble incapable de faire le tri entre ses chansons géniales et celles qu’il devrait simplement jeter aux ordures.

Néanmoins, il y a dans son répertoire  solo des perles extraordinaires. Certaines sont connues, d’autres moins. Voici donc 5 raisons de continuer de respecter Paul McCartney après les Beatles :

Let me roll it – Paul McCartney and the Wings – Band on the run
Ram on – Paul and Linda McCartney – Ram
Dear boy – Paul and Linda McCartney – Ram
Let them in – Wings – Wings at the Speed of Sound
Coming up – Alexis Taylor – Rubbed out

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NOTE : La dernière pièce est une reprise de Paul McCartney, par Alexis Taylor, du groupe Hot Chip. L’interprétation originale se trouve sur l’album McCartney II et n’est pas mal du tout. Seulement, l’interprétation de Taylor fait ressortir la beauté de la pièce, qui se perd un peu dans l’arrangement disco-funk de Paul.

Note II : Il y a deux pièces de l’album Ram, parce que je le trouve VRAIMENT bon. Allez vous le chercher. Faites-vous plaisir.

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Par le 17 avril 2011, dans la rubrique 5 pièces

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Le miracle des Francouvertes! (10e soirée)

L’ours avec nous n’était pas allé aux Francouvertes pour voir ce qui s’y est produit mercredi, pour toutes sortes de raisons. Mais c’était, principalement, parce que nous n’y croyions plus.

Il y a, chaque année, des artistes d’exception dans le lineup des Francous. Et chaque année, il y en a toujours un qui se traîne tant bien que mal en demi-finales, et qui finit par plier sous le poids d’un groupe qui pacte la salle. Une année ça a été Peppertree, une autre ce fût Violett Pi.

Cette année, nous avions conclu que Karim Ouellet serait écarté de la finale. Le fait qu’il performe le même soir que Tracteur Jack n’aidait pas. Reste qu’on l’aime, Karim. Alors ce mercredi, L’ours avec nous est allé aux Francouvertes pour Karim Ouellet. Le cœur gros, les espoirs déchus.

Le jeune Sénégalais a mis le feu aux planches. Son set remanié avait un pacing parfait. Il était à l’aise comme pas un sur la scène, bravant les problèmes et blaguant avec son batteur cabotin. Sa performance était encore plus solide. Plus tard, Tracteur Jack a pris le relais et nous a présenté son autobus de fans, directement de Gatineau (au propre, pas au figuré: l’autobus était stationné à côté de la station service devant le Lion L’Or). Évidemment, on anticipait la fin pour Karim.

Nous étions résignés. Aux Francouvertes, la mobilisation des fans compte pour beaucoup. Le contrepoids du jury de l’industrie ? Il existe, mais le jury est rarement assez sévère pour éteindre les flammes de la foule.

Sauf ce mercredi soir. Dans un revirement incompréhensible mais magique, Karim Ouellet a mis la main sur la plupart des prix offerts aux demi-finalistes, avant de se hisser non pas en troisième position, mais bien en deuxième, au-dessus de Canailles. Le genre de magie qu’on n’attendait pas mais qui nous ravit.

Ce qui en résulte ? Une finale avec trois groupes dignes d’un 4 sur 4, une finale aux influences variées, une finale de rêve. Chloé Lacasse, Karim Ouellet et Canailles ? Bring it on. Le 3 mai. Club Soda. 15$. Vous ne voulez pas manquer ça.


Par le 14 avril 2011, dans la rubrique Francouvertes 2011, La musique des autres

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Lundi et Mardi, L’ours avec nous est allé aux Francouvertes pour… (8 et 9)

Les Francouvertes sont en mode demi-finales cette semaine, avec une rafale de trois soirées successives. Les choses ont-elles évolué depuis les préliminaires? Oh madame… vous ne vous en douteriez pas.

Cette semaine, L’ours avec nous est allé aux Francouvertes pour…

Les Incendiaires

C’est de loin la transformation la plus extrême jusqu’ici. Avec leur prestation de demi-finales, Les Incendiaires ont fait le focus sur l’essentiel: la musique. Des volumes mieux ajustés ont permit de mieux dessiner les contours des chansons, le chanteur (et le groupe) se sont sentis pleinement à l’aise dès leur entrée sur scène et toute la folie qui entoure leur univers a pris du volume. Non-contents de parfaire ce qu’ils avaient déjà fait, Les Incendiaires ont aussi ajouté à leur set de nouvelles chansons, en plus de revoir le pacing; toutes de bonnes décisions. Au final, ça donne une des performances les plus solides de cette édition des Francous, un 4/4 non-équivoque qui vient avec la déception de savoir qu’on ne les reverra pas en finale.

Canailles

Pas grand choses à dire sur la seconde prestation de Canailles, sinon qu’on a pas été déçus. Bien que la performance elle-même aie été moins solide qu’en préliminaires, le set a été réorganisé et modifié, ce qui compense amplement. De toute façon, voir Canailles sur scène, oui, c’est un peu ça, la joie et le bien-être. Du haut de leur deuxième position, Canailles sont presque assurés de passer en finale, ce qui est une jolie surprise.

Tako Tsubo

C’est étrange, parfois, mais on fait des erreurs qui nous servent. Tako Tsubo a connu toutes sortes d’erreurs avec ses claviers durant sa prestation. Ça aurait du déranger, mais en vérité, ça donnait un charme un peu plus humain à l’ensemble. Il y avait sans doute également une question d’aisance sur scène, mais tout coulait si bien. Une amélioration remarquée, qui, semble-t-il, n’aura pas été assez pour les maintenir dans le palmarès.

Cardinal

Après une performance extrêmement énergétique, Cardinal se pose tout juste à la sortie du palmarès. On sentait bien davantage ce que le groupe essayait de nous communiquer, et les quelques éléments de mise-en-scène fonctionnent très, très bien. Reste à voir si cette position précaire, obtenue à l’arrachée, saura résister à l’assaut de la troisième de demi-finale.

Chloé Lacasse

Bah oui, voyez-vous, parfois, c’est bien d’avoir la confirmation de certaines choses. Et là, avec cette deuxième prestation, Chloé Lacasse nous a confirmé qu’elle n’est pas un feu de pailles, qu’elle ‘a pas été touchée d’une quelconque grâce lors des préliminaires; elle est comme ça tout le temps. Et mesdames et messieurs, elle gagnera ce concours. On vous le dit.


Par le 13 avril 2011, dans la rubrique Francouvertes 2011, La musique des autres

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5 pièces de big band pétaradantes

Il est une erreur fréquente, qui consiste à écrire « bing band » ou « big bang » plutôt que big band, quand vient le temps de désigner un gros orchestre de cuivre qui joue du jazz. Mais, au fond, est-ce vraiment une erreur ? Après tout, c’est ce qu’on demande aux musiciens de big band, de faire Bing ! Bang ! Pow !

Voici donc cinq pièces qui célèbrent le big band dans toute sa pétaradance :

The I Of Hurricane Sue – Charles Mingus – Let my children hear music
Tour de force – Dizzy Gillespie – Birk’s Works: Verve Big Band Sessions
Diminuendo In Blue And Blow By Blow - Duke Ellington – Ella & Duke at the Cote d’Azur
Who’s Afraid Of Virginia Woolf, Part One – Jimmy Smith – Who’s Afraid Of Virginia Woolf
Jumpin’ At The Woodside – Duke Ellington & Count Basie – First Time! The Count Meets The Duke

Attachez votre tuque, parce que ça décoiffe !

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Par le 10 avril 2011, dans la rubrique 5 pièces, La musique des autres

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5 chansons qui font « printemps »

J’aurais aimé démarrer cette série avec quelque chose de moins flou. Tant pis. C’est le printemps, il faut beau, il y a des fleurs dans mon jardin et j’ai le goût de partager de la musique. Alors voici.

Vous avez ici la première d’une balado dont le concept, bien simple, est le suivant : 5 pièces, tout styles confondus, réunis selon une thématique précise. Rien de compliqué. Même pas d’animation, juste de la musique.

Pour débuter : 5 chansons qui font « printemps ».

Comme j’ai dit, voilà un concept flou. C’est quoi, une chanson de printemps ? Pour moi, c’est une chanson qui contient une certaine joie, ainsi qu’une sensation de renouveau. Ce sont des musiques que l’on peut écouter en regardant le ciel bleu et les fleurs nouvellement poussées dans son jardin. Tout simplement.

Au menu :

L’amour passe à travers le linge – Dans la nature jusqu’au cou – Avec pas d’casque
Coming Around - Coming around (EP) – Travis
Oooh Child – Here comes the sun – Nina Simone
Roof of your car - Computers and blues – The Streets
Ce que l’on envisage – Le vrai, le faux - Jérôme Minière

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Par le 2 avril 2011, dans la rubrique 5 pièces

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Cette semaine, L’ours avec nous est allé aux Francouvertes pour… (7)

Fallait les aimer, les Francouvertes, pour braver la tempête. Mais une fois assis dans le Lion d’or, à savourer les gags absurdes de Claude Grégoire, on était content d’y être. Malgré les bas mouillés dans nos souliers mouillés.

Cette semaine, L’ours avec nous est allé aux Francouvertes pour…

Les Incendiaires

La performance des Incendiaires avait de quoi nous mystifier. Le chanteur était trop intense, la mise en scène déjantée et incompréhensible et les volumes étaient tous au maximum, ce qui donnait un son hyper chargé, limite agressant. Prises individuellement, chacune de ces choses seraient considérées comme des erreurs. Mais dans l’ensemble, elles contribuaient à faire une performance à l’attitude punk absurde, sur une musique tout aussi punk, du moins dans l’esprit. Pour un public averti seulement, par contre.

Harvee

Les quatre musiciens d’Harvee possédaient deux choses qui manquaient parfois cruellement aux deux autres groupes : de la nuance et une culture musicale. Le groupe sait jouer fort, mais il sait aussi qu’il faut éviter de jouer toute une chanson au même volume. Là où Handclaps et Incendiaires appliquaient des recettes, parfois avec talent, parfois avec ennui, Harvee montrait sa culture musicale et jouait avec les arrangements, invoquait les guitares de Neil Young et évitait savamment les pastiches.

En prime : ils semblaient vraiment aimer chanter en français, eux qui jouaient aux anglophones auparavant. Beau à voir.

On espère ne plus les revoir :

- Les instruments pré-enregistrés. Parce qu’il y a une différence entre un spectacle et une soirée karaoké, il ne devrait être permis d’utiliser des séquences qu’en dernier recours. Un bassiste pré-enregistré, c’est charrier pas mal.

- Les accessoires humains qu’on laisse trop longtemps sur scène. La pauvre fille avec une tête de chat pendant les Incendiaires est restée 20 minutes assise au milieu de la scène, tournant un parapluie sur son épaule. On l’imaginait avoir chaud, ne rien voir et entendre la musique comme si elle était enfermée dans un garde-robe. Pour couronner le tout, une télé diffusait par moment des images d’une femme nue portant la même tête de chat. Le résultat ? Un malaise assez peu divertissant.

- Les phrases en anglais perdues dans les textes en français. Cette année, plusieurs groupes se sont permis une petite phrase en anglais par-ci, par-là. C’était rarement justifiable. Les mots en anglais ne faisaient que traîner là, comme un moment de paresse. Nous ne sommes pas des puristes exigeant l’unilinguisme total. Seulement, si vous passez à l’anglais, il faut que ça serve l’histoire de votre chanson, pas seulement votre impression que ça sonne prétendument mieux.

On va les revoir bientôt (parce qu’ils passent aux demi-finales) :

1. Chloé Lacasse
2. Tracteur Jack
3. Harvee
4. Karim Ouellet
5. Les Incendiaires
6. Tako Tsubo
7. Canailles
8. Cardinal
9. Le kid et les Marinellis


Par le 22 mars 2011, dans la rubrique Francouvertes 2011, La musique des autres

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Cette semaine, L’ours avec nous est allé aux Francouvertes pour… (6)

Il y avait de l’amour dans l’air au Lion D’Or, Lundi. Les chansons parlaient d’amour, il y avait tout plein à aimer sur scène et une foule enthousiaste et nombreuse.  À un tel point qu’en revenant de cette soirée, on doit avouer y avoir tout aimé. Qu’est-ce qui a tant allumé nos cœurs ?

Cette semaine, L’ours avec nous est allé aux Francouvertes pour…

Chloé Lacasse

On a souvent rendez-vous avec des gens importants sans trop le savoir. Avec Chloé Lacasse, ça a non seulement été le cas, mais en plus, ça ne sera pas demeuré un mystère très longtemps. Avec tout le talent et la passion d’une vétérane, la dame en gris nous a livré son univers haut en couleurs, ses compositions touffues et brillamment orchestrées,sans aucune faille. Et derrière sa voix puissante, à vous river dans votre siège, il y avait des textes finement construits, en plein dans le bon ton.

De loin une des prestations les plus marquantes des 15e Francouvertes, même devant Benoit Rocheleau. Tout le monde semble avoir été d’accord là-dessus, puisque mademoiselle Lacasse se trouve maintenant en première position du palmarès, une position bien méritée.

Karim Ouellet

Du rock au reggae en passant par l’électronique, avec un apport vitaminé en soul, la musique de Karim Ouellet se lance partout — et en québécois, de surcroît. Le jeune Sénégalais absolument séduisant et débordant de vie sait manifestement comment faire de la bonne musique, même si les moments accrocheurs y sont parfois trop rares. Reste que la pléthore d’instruments sur scène était bien assez distrayante pour compenser et que même si la chose est meilleure sur disque, il aurait été dur de refuser de donner son enthousiasme tout entier à la prestation.

Karim Ouellet arrive maintenant troisième au palmarès, une place encore une fois bien méritée. On aimerait bien voir Canailles entre lui et Chloé Lacasse, mais bon, on aimerait bien gagner un million de dollars, aussi, et on ne s’en plaint pas, remarquez bien..

Karo Et Moi

Quand la prestation la moins marquante d’une soirée ressemble à ce que Karo Et Moi a livré, on sait qu’on est en bonne compagnie. Bien des chansons manquaient de personnalité, de caractère pour se différencier les unes des autres, mais le ton bon enfant de la musique autant que des paroles cultivait une bonhomie palpable, tant sur scène qu’en salle, qui effaçait les doutes et les critiques. Suffisait de se laisser bercer, comme si on glissait sur la demi-lune d’un sourire.

On espère ne pas la revoir…

- La pile de vaisselle : Cette semaine, Fred est allé tout seul aux Francouvertes, parce que Mathieu a eu la mauvaise idée d’aller souper chez lui avant le spectacle. Forte d’inertie aidant, il n’a jamais quitté son appartement et a passé la soirée à laver une pile de vaisselle, manquant du coup ce qui semble être le meilleur moment des Francous 2011. Meurt, sale vaisselle sale ! MEURT !

 


Par le 15 mars 2011, dans la rubrique Francouvertes 2011, La musique des autres

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Cette semaine, L’ours avec nous est allé aux Francouvertes pour… (5)

(Notez que Claude Grégoire nous a mis au défi de placer certains mots dans ce compte-rendu.)

Il n’y avait pas foule au Lion d’or, tempête de neige oblige, mais il aurait fallu souffrir d’une phlébite (ding !) pour que nous manquions cette soirée des Francouvertes.

Cette semaine, L’ours avec nous est allé aux Francouvertes pour…

Benoit Rocheleau

Avec ses textes tout croches qui n’ont pas du tout le droit de marcher (mais qui marchent admirablement bien quand même), sa performance en crescendo et sa bonhomie presque malaisante, Benoit Rocheleau a été tout un cas.

Après quelques pièces, sur les morceaux plus rythmés, les muscles sterno-cléido-mastoïdiens (ding !) se faisaient aller dans la salle, les sourires se dessinaient — soudain, un adversaire de taille venait d’apparaître. Sa faible performance au palmarès nous laisse dans l’incompréhension et l’incrédulité.

Les cuivres de Benoit Rocheleau

Pendant les quatre premières chansons de B.R., je (Mathieu) n’étais vraiment pas convaincu. Puis, les cuivres sont venus en renfort. Mais ce n’était pas la cavalerie, mesdames et messieurs, c’était l’armée de terre Nord-Coréenne au complet ! Ils étaient en béton armé, cette trompette et ce trombone. Les chansons ont pris une tournure enlevante, pleine de force et de swing. J’ai été soufflé. Mon 2 s’est transformé en 3. Puis, j’ai tellement eu envie de les réentendre que je l’ai changé en 4 avant la fin de la soirée.

Ce n’était pas que les cuivres, en fait. L’écriture au complet a soudainement pris du gallon. Mais j’aime tellement les cuivres…

Tako Tsubo

Malgré des textes ma foi guingois (ding !) et une formule peut-être un brin trop récurrente, les gars de Tako Tsubo ont réussi à se tailler un son bien à eux. Un son fort et dense qui rentre dans le corps efficacement, sans être sensationnel. Reste à espérer que les membres de la formation sauront saisir ce qui les différencie et pousser leur bagage plus loin, en prenant bien soin de resserrer les textes.

Le “pacing” des Francouvertes

Chaque semaine, peu importe le style, peu importe le genre, l’équipe des Francouvertes réussi à placer les groupes dans le bon ordre. Ça l’air de rien, dit comme ça, mais c’est tout un art. Le pacing, c’est la pince-monseigneur (ding !) qui permet de forcer la porte de la bonne soirée. Sans elle, tu restes dehors pis tu gèles.

Deux petites choses à souligner

Le batteur d’Émile Gruff a-t-il volé son veston sur le plateau de la télé-série Harmonium ?

Cher Benoit Rocheleau, sache qu’au moins une personne dans la salle a compris ton gag avec le logo de Buddy Rich.

On espère ne plus les revoir :

- Les classement qui nous donnent l’impression d’être des hispters qui n’aiment que ce que les autres n’aiment pas. Tracteur Jack en première position ? Benoit Rocheleau aussi bas qu’en huitième ? Isabeau disparue avec Eugène et le Cheval ? Des fois, public et jury, on ne comprend pas vos goûts.
- Le volume à 13. Plus vous jouez fort, moins on entend la voix. Moins on entend la voix, plus vous sonnez comme un gros bruit qu’on a hâte d’arrêter d’entendre.
- La grève de la majuscule. Qu’est-ce qui se passe, Tako Tsubo ? C’est parce que vous aimez également tous les mots de vos textes que vous ne mettez pas de majuscule nul part ?
- Mouffe. Le bout mis en scène par Robert Lepage était vraiment meilleur. Vous vous demandez de quoi on parle ? Vous avez juste à venir aux Francouvertes la semaine prochaine.

P.S. à Claude Grégoire : comme tu vois, à part orthèse (ding !) on a réussi à placer tous les mots. Défi relevé !


Par le 8 mars 2011, dans la rubrique Francouvertes 2011

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Cette semaine, L’ours avec nous est allé aux Francouvertes pour… (4)

Pour chasser la grisaille d’une journée de bouette glacée, il n’y a rien comme de la bonne musique. On veut prendre des couleurs, goûter à de la variété: et variété il y avait. La quatrième soirée des Francouvertes fut mémorable pour…

Auguste

L’univers musical d’Auguste en est un à la rencontre du folk-pop commercial et d’un rock réservé. Bien qu’il entasse les sonorités de type Rythme FM à bien des égards, on ne peut pas reprocher au groupe son manque d’ambition. Les pièces enveloppantes d’Auguste, avec son quatuor à cordes, fondent dans nos oreilles agréablement, malgré leur léger manque de personnalité. Ça n’est rien qui ne peut être corrigé, et l’ambition évidente des musiciens laisse à penser que leur art ne pourra que se perfectionner avec le temps.

Filon D’art

Du hip-hop aux Francouvertes, ça passe ou ça casse. Et quand on a droit à du hip-hop sérieux avec un DJ pour assurer la partie musicale, on a tendance à se blinder et à appréhender le pire. C’est là que Filon D’Art surprend. Il ne réinvente pas les règles du jeu, les instrumentales sont convenues et répétitives dans le style, mais les membres de Filon d’Art sont fantastiques là où ça compte dans le rap: les textes, la livraison et le maniement des platines.

Même les plus vieux clichés, comme Babylone, sont abordés au creux de mots si bien ciselés, si fermement ancrés dans la modernité, qu’ils deviennent rafraîchissants. Ils ont offert de loin la meilleure prestation de la soirée — un quatre sur quatre époustouflant. On veut revoir ça en finale.

Claude Grégoire (suite et fin)

Nous avions suggéré la semaine dernière que le thème de la quatrième soirée des Francouvertes soit, en s’inspirant de l’Inde, la science. Claude Grégoire nous a suivis dans cette folie, pondant un superbe numéro d’ouverture sur la relation entre les mathématiques et la musique — et honnêtement, c’était hilarant.

On s’en voudrait de faire durer cette joute amicale plus longtemps qu’elle ne le devrait. Nous ne proposerons donc pas de thème pour la semaine prochaine — mais nous restons ouverts à l’idée de nous faire imposer certains mots à insérer dans notre texte de la semaine prochaine, question de rendre la faveur.

On espère ne pas les revoir la semaine prochaine :

La section négative de notre couverture des Francouvertes fait relâche cette semaine — nous n’avons  rien trouvé à critiquer.


Par le 1 mars 2011, dans la rubrique Francouvertes 2011, La musique des autres

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Cette semaine, L’ours avec nous est allé aux Francouvertes pour… (3)

Y’a des jours de plaine, chantait Daniel Lavoie. Eh bien lundi, pour la foule qui s’était entassée au Lion D’Or, il n’y avait aucun doute: ça n’en était pas un. La troisième soirée des Francouvertes se plaçait sous le sigle des grosses guitares sales, du rock britannique en passant par le punk old-school. Cette semaine, L’ours avec nous est allé aux Francouvertes pour…

Mordicus

Qu’on l’aime ou qu’on le déteste, le rock à l’anglaise s’est taillé une belle place dans l’histoire de la musique. Son vocabulaire mélodique est riche et sa simplicité instrumentale permet beaucoup de souplesse. Mordicus l’a compris. Ça se sent dans leurs compositions fournies, avec juste assez de clichés pour s’approprier le genre et juste assez de touches modernes pour ne pas tomber dans l’hommage dégoulinant. Côté voix, le timbre nasillard du chanteur et les backs riches nous rappellent avec précision, mais sans irritation, ce à quoi on a affaire.

Reste des textes qui mériteraient d’être travaillés et retravaillés et des chansons à resserrer, mais ça n’est rien pour nous empêcher de manifester notre enthousiasme.

L’étrange colosse d’Il Danse Avec Les Genoux

Avez-vous déjà vu un colosse jouer les percussionnistes sur un petit clavier style Casio, juste avant de jouer du theremin avec sa bouche? Nous, oui, on a vu ça, et on peut vous assurer que c’est de l’excellent divertissement.

Claude Grégoire (bis)

La semaine dernière, nous avons eu le grand plaisir et l’immense privilège de recevoir nul autre que Claude Grégoire, animateur des Francouvetes, dans nos augustes octets. Au terme de nos épistoles, nous avions reçu, incrédules, l’assurance que le thème de la prochaine soirée des Francouvertes serait, à notre suggestion, la journée internationale de la langue maternelle. Stupéfaction: ce fut réellement le cas.

On est sans cesse renversés par l’enthousiasme et l’humour de l’équipe des Francous, M. Grégoire en tête. En fait, l’humilité et l’auto-dérision font presque partie de l’âme du concours, chose rare pour un événement qui demande autant de travail acharné. Chapeau.

Oh, juste comme ça: lundi prochain, ce sera, en Inde, le jour national de la science. Qu’on se le tienne pour dit; y’en aura pas de faciles.

On espère ne pas les revoir la semaine prochaine :

- La noirceur du balcon du Lion D’or. Arrivés un peu tard au Lion D’Or, nous avons été contraints de nous asseoir au balcon, seulement pour découvrir qu’il n’y avait pas de chandelles sur les tables. Durant les chansons moins mouvementées, c’était la grande noirceur. Pour les scribes pro-actifs, desquels nous faisons parfois partie, ça n’est pas, comment dirais-je… pratique?
- Les appels à la participation du public. Soyons clairs: on est pas rabat-joie ou dépressifs. Mais quand on vient de vous rencontrer, qu’on ne connaît pas vos chansons et que vous nous demandez de participer, c’est, hum, un brin malaisant. Il faut gagner son public avant de penser le faire chanter. D’autant plus que c’est un concours: c’est un peu comme inviter une fille à danser et lui demander avec insistance, après quelques minutes, « Enwèye bobé, frenche-moé don’!« . Oui, ça peut marcher, mais on imagine que ça dépend de l’image que vous voulez projeter de vous-même.


Par le 22 février 2011, dans la rubrique Actualités, Francouvertes 2011, La musique des autres

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