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Faut pas charrier : « 50% de la musique téléchargée au Québec est québécoise »! Vraiment?
Si vous étiez sur Twitter ce matin, vous avez probablement vu passer ce tweet : « La moitié de la musique téléchargée au Québec est québécoise », accompagné d’un lien vers un article de la PC (sur Cyberpresse ou au Journal Métro). Ho wow. Vraiment ? L’article parle d’une étude de l’Observatoire de la culture et des communications du Québec (OCCQ), de l’Institut de la statistique du Québec et de l’Institut national de la recherche scientifique. L’étude nous apprend, dit-on, qu’au Québec, sur les réseaux P2P, la musique québécoise représente « 51 pour cent des téléchargements ». C’est impressionnant, mais c’est absolument impossible à affirmer sérieusement. Il suffit de lire l’étude. Facile, c’est juste ici : Le téléchargement pair-à-pair au Québec : un premier portrait statistique à partir d’une observation directe . (Merci à @Pixelia pour le lien)
De quoi s’agit-il ?
L’étude est pleine de qualités, mais elle a un défaut majeur. Il s’agit d’une « observation directe, basée sur quatre semaines d’activité d’un site P2P québécois ». On a observé les actions d’un groupe sur un site, et seulement sur un site. (lire la suite…)
Par Mathieu Charlebois le 9 février 2010, dans la rubrique Actualités
3 Commentaires :Ancien site, P2P, piratage consulter...Francouvertes 2010: Soirée #1
Après quelques semaines d’hibernation, l’ours de l’oreille du tigre sort de sa tanière pour vous commenter ce qu’il a vu à la première soirée des Francouvertes. Au menu : Jesuslesfilles, Turbo Distortion et Meta Gruau.
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Jesuslesfilles
L’oreille du tigre n’aime pas parler trop longtemps de ce qui n’en vaut pas la peine. Mal écrite, mal conçue mais passablement bien jouée, la musique de Jesuslesfilles est pleine de crescendos qui vont nulle part, de bridges trop longs, et de paroles aussi inaudibles sur scène qu’en studio, qui vous laisseront perplexe. C’est tout. (Agence Oreille-Tigre)
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Par Frédéric Malouin le 9 février 2010, dans la rubrique Actualités
Laisser un commentaire :Ancien site, Chanson, concours, Francouvertes consulter...Pour les oreilles (et les yeux) du tigreau
Les mini-tigres sont à la maison et vous voulez les distraire ? (Façon polie de dire que vous voulez les crisser devant quelque chose qui bouge et qui fait du bruit pour que vous puissiez faire autre chose que de vous occuper de ces petits monstres. On les haït tellement.)
L’oreille du tigre vous propose cette petite sélection de vidéos musicales mettant en vedette les marionnettes de la célèbre série The Muppets.
1- L’ode à la joie, par Beaker
Je ne connaissais pas Beaker avant d’écrire ce billet, et je suis devenu un fan. « Miiii ! Mi mi mi mi mi ! »
2- Bohemian Rhapsody, par The Muppets
« Mama ? »
3- Le Danube bleu, par des poulets
4- Un dernier, de saison : Ding dong
Une autre grande performance de Beaker.
Plein d’autres vidéos sur le canal Youtube des Muppets.
En bonus :
Mini-tigre n’a pas été gentil ? Ce vidéo est pour lui. Strappez-le sur sa chaise avec du gros tape gris, pesez sur play et partez en courant.
Merci @dompe pour cette dernière vidéo.
Par Mathieu Charlebois le 21 décembre 2009, dans la rubrique Actualités
Laisser un commentaire :Ancien site, Jim henson, The Muppets consulter...Se jouer dans les Oreilles.
Noël approche à grands pas. Petits et grands ont sans doute hâte de recevoir cadeaux et affection. Et si la tendance des dernières années se maintiens, il y aura des jeux vidéos sous bien des sapins.
Ceux qui me connaissent le savent et ceux qui nous suivent s’en doutent: je suis, moi, Frédéric Malouin, l’Oreille Droite, un gamer, un joueur accro, un enthousiaste de la manette presqu’autant que je suis un mélomane. Pour Noël cette année, je vous offre un bouquet de ces deux passions.
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Sidhe, développeur du superbe jeu Shatter, sur PSN, fait un cadeau aux mélomanes cette année: jusqu’au jour de Noël, ils liquident la trame sonore de Shatter au prix (minimum) incroyable de 1.00US$. Pour le prix d’une chanson sur iTunes, vous obtenez quatorze pistes qui résultent en 81 minutes de musique électrorock séduisante. Il y a bien quelques pièces moins bonnes, mais les amateurs de disco-nouveau autant que ceux de guitares à la Ratatat y trouveront, pour la modique somme demandée, leur compte à coup sûr.
Quelques extraits:
Krypton Garden
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Argon Refinery
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Homelands (Credits Music)
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Les gens chez Amanita Design ont créé, cette année, le jeu d’aventure Machinarium; rien de moins qu’une oeuvre d’art interactive.
Mais si l’aspect visuel très léché vole la vedette, la musique n’est pas à dédaigner non plus. Quelques morceaux choisis:
The Glasshouse With The Butterfly
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Clockwise Operetta
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Mr. Handagote
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Amanita se sentent, comme Sidhe, généreux cette année. Ils proposent, pour 10$, Machinarium et Samorost 2, les trames sonore de chacun de ces deux jeux et quelques images grand format. Une belle offre, considérant que les jeux d’Amanita sont du Point & Click simple à jouer, dont la brillance et la difficulté ne résident pas dans des contrôles obtus et impraticables mais plutôt dans une façon inventive, tordue et pourtant réfléchie de concevoir les puzzles.
De plus, malgré leur qualité et leur longueur, les jeux sont en Flash, donc si vous pouvez écouter une balado de l’Oreille, votre PC peut les jouer. Il y a même une démo, pour les indécis.
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On vous a souvent parlé de World Of Goo à l’Oreille Du Tigre. Les 2 gars chez 2D Boy y ont mis beaucoup d’effort et ça paraît, laissant tant l’Oreille Gauche que l’Oreille Droite subjuguées. La trame sonore de Kyle Gabbler participe à faire de World Of Goo l’expérience intense que le jeu devient au fur et à mesure qu’on s’y enfonce et elle est offerte gratuitement ici.
Par Frédéric Malouin le 18 décembre 2009, dans la rubrique Actualités
Laisser un commentaire :Ancien site consulter...Murcof – The versailles sessions
La première pièce a beau clamer « Welcome to Versailles », ne vous attendez pas à des flûtes et des violons baroques sautillants. Le Versailles de Murcof est un monde sombre et inquiétant. Dans le palais de Louis XIV, nous n’allons pas nous remémorer le faste des beaux jours, mais plutôt visiter les démons du Roi Soleil.
Le bidouilleur mexicain Fernando Corona a créé les musiques de ce disque en 2007, à l’invitation des Grandes Eaux Nocturnes, un événement annuel à Versailles. Les six pièces accompagnaient une installation composée de grosses boules disco au-dessus des fontaines.
Les instruments du 17e siècle ont la belle part sur ce disque. Mais les clavecins, les voix classiques et les violes sont triturés, déconstruits et ré-assemblés. Les sons s’étirent et résonnent comme devait le faire les pas dans les longs couloirs du château. The Versailles sessions est un disque d’espace, qui respire énormément.
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Télécharger Louis XIV’s demons
Ce n’est qu’à la 40e minute qu’arrive le premier rythme régulier, très très discret au fond de la pièce « Spring in the artificial gardens », l’une des plus réussie du disque.
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Télécharger Spring in the artificial gardens
On ne mets pas The Versailles sessions comme petit électro d’accompagnement. C’est un disque très riche qui demande de l’attention et un certain temps pour l’apprivoiser.
Murcof – The Versailles sessions – Leaf
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Par Mathieu Charlebois le 5 novembre 2009, dans la rubrique Actualités
1 Commentaire :Ancien site, Murcof, musique électronique, Versailles sessions consulter...Warp20 (Chosen)

Que le disque en tant qu’objet disparaisse ne fera pas trop pleurer l’Oreille du tigre. Les meilleurs artistes réussissent à faire de la magie d’un assemblage d’une douzaine de chanson. Mais ces artistes sont rares. Les meilleurs de la prochaine génération réussiront, à n’en point douter, à jouer au magicien avec un autre format.
Ce qui nous peinerait vraiment de voir disparaître, cependant, c’est la maison de disque. Le label.
Un bon label réussit à créer un son, à l’alimenter et à lui donner une force. En 2009, deux importants label célèbrent leur 20e année d’existence : Merge et Warp.
Merge, c’est Arcade Fire, Camera Obscura, Caribou, M. Ward, Spoon et She and him, pour ne nommer que ceux-là. Pendant que Merge développait une certaine vision de l’indie rock, Warp faisait la joie de ceux qui croient que la musique électronique ne doit pas toujours faire danser.
La compilation Warp20 (chosen) rassemble 24 pièces choisies dans tout le répertoire de Warp par les fans, via un sondage en ligne, et par Steve Beckett, co-fondateur du label avec le défunt Rob Mitchell.
Le résultat impressionne. Aphex Twin, Battles, Squarepusher, Boards of Canada, Luke Vibert et les autres démontrent en deux disques la rigueur et le bon goût déployés par Warp depuis 20 ans.
Rien de facile ici. Même les choses les plus « pop » sont triturées et passées au tordeur.
C’est souvent un peu bizarre, mais on ne se prend jamais la tête. Pour peu qu’on se laisse aller, on constate que pour les artistes de Warp, l’expérimentation est un jeu. Et c’est là la force du label : s’être monté un répertoire pointu, sérieux, innovateur et exigeant, mais aussi ludique, mélodique, qui se fait et s’écoute dans le plaisir.
Luke Vibert – I Love Acid (director’s cut) from Teemu Auersalo on Vimeo.
Mettez vos écouteurs et ouvrez grand les oreilles. Warp 20 (chosen) est un sans faute de la part d’un grand label. Une compilation éminemment recommandable, voire indispensable. Ne pas connaître le son de Warp, c’est passer à côté d’un morceau essentiel de l’histoire de la musique électronique. Et de la musique tout court.
Et maintenant, qu’adviendra-t-il des labels ? Y a-t-il encore de l’avenir pour les maisons de disque, à l’heure où tout le monde enregistre chez soi, dans sa cuisine ? Espérons-le, peu importe la forme qu’elles prendront. La musique a besoin de gens avec du goût et de la vision.
Warp 20 (chosen) est disponible pour 11,99$ sur Itunes. Warp (recreated), une compilation de reprises d’artistes de Warp par d’autres artistes du label, et Warp 20 (unheard), un disque d’inédits, sont aussi disponibles.
Par Mathieu Charlebois le 31 octobre 2009, dans la rubrique Actualités
Laisser un commentaire :Ancien site, Aphex Twin, Battles, Boards of Canada, Luke Vibert, Squarepusher, Warp consulter...Charles Spearin – The Happiness Project
L’annonce
Lors de son passage à Montréal, en mars dernier, nous disions :
Ce serait inutile de faire une critique du spectacle, parce qu’il ne repassera pas, ce qui est un non-sens absolu. Qu’une si belle chose ne fasse que 4 spectacles, c’est très dommage. C’était… magique et, surtout, profondément humain. Spearin et ses 8 excellents musiciens nous ont parlé du bonheur pendant 1 heure et demi… de bonheur, justement.
Charles Spearin et le Happiness Projet seront de retour à Montréal (et à plein d’autres endroits) le 25 et 26 novembre prochain, en doublé avec Do, make, say, think. Un spectacle vivement recommandé.
- Saturday October 31st, 2009 / Paris , France – La Maroquinerie
- Sunday November 1st, 2009 / Nantes , France – Soy Festival
- Monday November 2nd, 2009 / Toulouse , France – Kleo
- Thursday November 5th, 2009 / Marseille , France – Montevideo
- Friday November 6th, 2009 / Nancy , France – L’autre Canal
- Sunday November 8th, 2009 / Kortrijk , Belgium – De Kreujn
- Wednesday November 25th, 2009 / Montreal , QC – La Sala Rossa
- Thursday November 26th, 2009 / Montreal , QC – La Sala Rossa
Photo : Norman Wong
La critique
Certains voient le bonheur comme une chanson guillerette et joyeuse, dans le genre de Y a de la joie. D’autres, comme Charles Spearin et son Happiness Project, semblent plutôt le voir comme un état de flottement agréable, un vol en apesanteur vers aucune autre destination qu’encore plus de bonheur.
Armé d’un magnétophone, le torontois Charles Spearin est allé interroger ses voisins sur la vie et le bonheur. Ces propos sont devenus le matériel de base de son disque. Il a non seulement mis de la musique derrière les voix de ses voisins, mais il a aussi retranscrit et rejoué sur des instruments les mélodies qu’ils font sans le savoir, en parlant.
Dans la pièce Vanessa, ci-dessous, le musicien discute avec un femme sourde de naissance. À 32 ans, elle a reçu un implant cochléaire. Soudainement, elle a senti son corps « bouger en dedans ».
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Dans Mrs. Morris, c’est une autre voisine qui lui explique sa vision, bien simple mais si jolie, du bonheur.
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« Ça ben l’air que le bonheur ça dure rien qu’un temps », disait les Cowboys Fringants dans Banlieue. À 32 minutes au compteur, on n’a pas le temps de s’ennuyer, mais on regrette que ça ne dure pas plus longtemps.
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(Normalement, on mets les liens pour télécharger ce qu’on met en ligne. Cette fois-ci, faites-vous plaisir : allez l’acheter. C’est sur Itunes si vous ne voulez pas sortir de chez vous. Trois autres pièces sont disponibles sur le Myspace.
Charles Spearin / The Happiness Project / Arts and Craft
Par Mathieu Charlebois le 25 octobre 2009, dans la rubrique Actualités
1 Commentaire :Ancien site, Charles Spearin, Happiness Project, MP3 consulter...Les trois accords, que des niaiseries ?
Il y a quelques semaines, nous nous sommes pâmés (via notre Twitter) sur une nouvelle chanson des Trois accords, Caméra Vidéo.
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Dans l’entrevue qu’a accordée le groupe au journal Voir du 8 octobre, on apprend qu’il s’agit de l’un « des textes les plus cérébraux des Trois accords ». De pour quossé ? La chanson est inspirée par deux photos du célèbre photographe Henri-Cartier Bresson. Derrière la gare St-Lazare
Café-Terrasse, boulevard Diderot
Une fois qu’on les a vues, tout devient clair comme de l’eau de roche. Comme quoi la culture n’est pas toujours là où on pense. Et qu’en est-il du reste du disque Dans mon corps, sorti mardi dernier ? C’est un bon album, qui tranche juste assez avec le style des deux opus précédents. On passe de très bons moments, autant à écouter le disque qu’à chantonner « ton pantalon est pleiiiin, ton pantalon est plein de quelqu’un que j’aime bien » les jours qui suivent. Nuit de la poésie
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Dans mon corps
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Photo : Alex Leclrec
Par Mathieu Charlebois le 18 octobre 2009, dans la rubrique Actualités
1 Commentaire :Ancien site, Caméra vidéo, Henri-Cartier Bresson, Les trois accords consulter...Daniel Bélanger fait POP !
Il est là tout nouveau, tout beau et tout à fait pop : le nouvel extrait de Daniel Bélanger.
La chanson Reste sera sur l’album Nous, en magasin le 10 novembre. Bélanger avait parlé d’un album plus pop avec plein plein de voix. Ça ressemble pas mal à ça.
[Le vidéo ci-dessous devrait fonctionner. Si, cependant, il venait qu'à vous faire défaut, vous pouvez aller le voir sur le site officiel de Daniel Bélanger]
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Si le traitement vocal est de ce calibre tout au long de l’album, ça va être un plaisir à écouter ! N’ayant pas aimé L’échec du matériel autant que je l’aurais souhaité, je ne demande que ça.
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Par Mathieu Charlebois le 15 octobre 2009, dans la rubrique Actualités
Laisser un commentaire :Ancien site, Chanson, Chanson québécois, Daniel Bélanger, Nous, Reste consulter...2000 ans et peu de dents ou Quand le clown est triste
Si le nom de Bingo Gazingo n’évoque rien pour vous, dites-vous simplement qu’il s’agit d’un slammeur avant l’heure, d’un improbable « poète » New Yorkais. Ancien employé de la poste, personne ne connaît vraiment son âge ni son occupation actuelle. Il passe la majeure partie de son temps à errer dans la grosse pomme, où il s’est un peu fondu au décor.
Mais pas les Lundi.
Non, les Lundi, Bingo Gazingo déclame sa poésie au Bowery Poetry Club, où il est presque devenu une attraction. Un lecteur cassette derrière un micro lui sert de trame sonore pour déclamer, sans dents (ou presque) ni gêne, des odes traitant autant de Beavis And Butthead que de Kenny G, Michael Jackson ou Madonna. Au milieu des références à la culture pop, le vieil homme insère aussi des textes déroutants tels que « I Love You So Fucking Much I Can’t Shit » ou « Everyday I Leave Ten Dollars on the Table ».
D’anonyme à phénomène de foire, Bingo Gazingo a collaboré avec My Robot Friend (c’est d’ailleurs comme ça que je l’ai découvert), a été élu Best Dirty Old Man par le Village Voice en 2003, s’est fait produire un album par WFMU, une radio libre de New York et a, durant toutes ces années, conservé sa tribune hebdomadaire au Bowery Poetry Club.
Un phénomène presque viral, analogue à ce que Normand L’Amour a plus brièvement connu ici et qui pourrait aussi rappeler l’improbable (bien que marginal) succès de feu Wesley Willis, diagnostiqué schizophrène. Dans les trois cas, on rit plus de l’homme qu’avec lui, ce qui pousse une question à émerger: quand est-ce que la dignité disparaît au profit d’une affection mal dirigée ? Peut-on vraiment se permettre de laisser ces gens-là, peu importe la nature de leurs problèmes, devenir unidimensionnels aux yeux de tous ?
Le musicien Leo Abrahams, en collaborant avec Bingo Gazingo l’an dernier, a tenté de répondre à cette question-là. Le résultat est étonnant: la chanson 2000 Years From Now et son vidéo nous montre ce qui se passe quand le clown est triste, même si peut-être pas si triste que ça, mais aussi la fierté d’un travail aussi absurde qu’accompli. C’est un nouveau regard, ça fait du bien, et c’est ma vidéo doudoune du jour.
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Par Frédéric Malouin le 3 octobre 2009, dans la rubrique Actualités
Laisser un commentaire :Ancien site consulter...Taken by trees – East of Eden
Dès les premières notes de oud de la pièce To lose someone, le ton est donné. Exit batteries, guitares électrique et autres instruments traditionnels de la scène indie. East of eden est un voyage qui nous mène jusqu’au Pakistan, où la suédoise Victoria Bergsman, tête pensante de Taken by trees, a enregistré cet album.
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Taken by trees – To lose someone
La grande liberté qu’elle a laissé aux musiciens locaux qui l’accompagnent font de East of Eden un hybride rare et étonnamment digeste de folk pop occidental et d’une musique plus moyen-orientale (à défaut d’un meilleur terme).
Dans un habillage plus traditionnel, je ne suis pas certain que L’oreille du tigre aurait consacré un article à ce disque. Or, les chansons reviennent magnifiées de leur voyage. Les flûtes, les percussions au nom exotique et les choristes insufflent une bonne dose de musique soufi aux chansons. Ou plutôt, ils enrobent chaleureusement les compositions de Bergsman.
Mais Victoria Bergsman, la voix féminine de Young folks de Peter Bjorn and John, n’échappe pas à ses origines suédoises. On y reconnait la façon de faire des suédois, ce son qui a charmé la planète depuis quelques années. L’enregistrement et la production sont exemplaires, comme l’étaient celles de sa compatriote Lykke Li.
Puisqu’il commence à être temps d’y penser, je garde une bonne place à East of Eden dans mon top 10 de 2009.
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Et en prime, un remix par The tough alliance d’une pièce du premier album de Taken by trees, Open field. Plus que tout ce qu’il y avait sur ce premier disque, paru en 2007, c’est ce remix qui semble indiquer le son qui allait venir sur East of eden.
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Taken by trees – Taken too young (Tough Alliance Remix)
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Par Mathieu Charlebois le 19 septembre 2009, dans la rubrique Actualités
1 Commentaire :Ancien site consulter...À l’intérieur de la crise du disque – 2 : La peur d’être entendu
Une partie de mon travail consiste à appeler des relationnistes, des maisons de disque et des gérants d’artiste pour demander « Pourrions-nous avoir un mp3 pour accompagner une critique du disque sur le site web ? »
Les réponses à cette simple question expliquent parfois pourquoi l’industrie du disque est si mal en point.
- Première partie : Le refus de la technologie
- Deuxième partie : La peur d’être entendu
- Troisième partie : À faire et à ne pas faire sur son site web… quand on en a un (À venir)
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Deuxième partie : La peur d’être entendu

Cas 1 : L’extrait
Pour des raisons de gestion de droit de reproduction et machin, il arrive que nous n’ayons droit qu’à un extrait de 45 secondes.
Qu’on le dise : l’extrait, en bas d’une minute et demi, c’est l’ennemi de la musique. Peut-on se faire une idée d’un disque en écoutant que 45 secondes de chaque pièce ?
En 45 secondes, Paradoid Android devient une ballade :
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Le disque Illinois de Sufjan Stevens, c’est surtout un disque de rock :
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Giant Steps, de John Coltrane, est une pièce où les solistes ont l’air perdu :
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et pour le classique, on en parle même pas, la pièce dure 15 minutes !
Même Itunes présente des extraits ridiculement court. Tant qu’à moi, c’est l’équivalent de faire ceci en littérature :
EXTRAIT : – Bonjour, dit-il en s’approchant d’une des corbeilles.
Ouin, c’est pas fort, Germinal. Zola, il est surestimé.
Cas 2 : Le vidéo prisonnier
L’artiste fait tourner un vidéoclip, ou une vidéo promotionnelle ou des extraits de spectacle. Super ! Tout le monde aime le vidéo ! Sauf que ledit vidéo, on ne peut pas l’incruster dans un autre site. Il n’est pas non plus sur Youtube, Vimeo ou Dailymotion.
Je dois donc appeler les relations média de l’artiste, et on va très probablement me répondre : « Oui, ça serait super de le mettre sur votre site. Je vais voir si je peux trouver le fichier. » Puis, s’il le trouve, il me dira : « Mais il pèse 500 megaoctets. Je peux pas l’envoyer par courriel. »
En général, je leur annonce que ça va, je l’ai déjà « volé » de leur site. (Merci à downloadhelper)
Pourquoi avoir fait une vidéo, si c’est pour ne pas le montrer ? Une vidéo sur un site web, ça doit venir avec un générateur de code pour « embedder » sur n’importe quelle autre page. Autrement, le vidéo va être vu par une fraction de ceux qui seraient intéressés à le voir.
Des exemples : la galerie vidéo de la compagnie de Robert Lepage, Martin Léon et le vidéo de son disque live et Bonnie Prince Billy, qui nous permet de voir son vidéo… en quicktime ???
Résultat :
Le résultat, c’est que moins de gens entendent ce que l’artiste fait, tout simplement.
Le web offre la possibilité de se répandre comme jamais auparavant. Mais il ne faut pas attendre que les gens arrive sur le site officiel et fasse le tour des sections. C’est irréaliste. Il faut être partout.
Surtout : il faut donner aux gens qui veulent vous répandre la possibilité de le faire la plus facilement possible.
Chaque clic entre l’internaute et le produit est un clic de trop. Qui, parmi vous, a cliqué sur un des liens, il y a deux paragraphes ? Probablement personne. Et combien de gens vont regarder la vidéo ci-dessous, mise là sans aucune raison ?
À venir dans la troisième partie : À faire et à ne pas faire sur son site web… quand on en a un
Par Mathieu Charlebois le 3 septembre 2009, dans la rubrique Actualités
2 Commentaires :Ancien site, industrie, internet, Technologie consulter...À l’intérieur de la crise du disque – 1 : Le refus de la technologie
Une partie de mon travail consiste à appeler des relationnistes, des maisons de disque et des gérants d’artiste pour demander « Pourrait-on avoir un mp3 pour accompagner une critique du disque sur le site web ? »
Les réponses à cette simple question expliquent parfois pourquoi l’industrie du disque est si mal en point.
- Première partie : Le refus de la technologie
- Deuxième partie : La peur d’être entendu
- Troisième partie : À faire et à ne pas faire sur son site web… quand on en a un (À venir)
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Première partie : Le refus de la technologie

Cas 1 : « Un quoi ? »
Plusieurs relationnistes de très grosses boîtes (Universal, Warner, EMI) ne savent simplement pas comment faire un mp3. Bien que leur métier consiste à propager de la musique, ils ne connaissent aucune autre méthode que de m’envoyer le disque par la poste.
Et parmi ceux qui savent, il y a ceux dont l’ordinateur de bureau ne permet pas d’extraire de MP3. De la bêtise institutionnelle.
Une fois, on a réussi à m’envoyer un MP3 (Bravo !), sauf qu’il était protégé par un un DRM. Je ne pouvais rien faire avec. Oups…
Cas 2 : « D’ici deux semaines »
Ceux qui savent comment encoder et peuvent le faire n’ont pas toujours le disque sous la main. Dans les grosses boîtes, ça signifie qu’ils doivent faire venir le disque de Toronto et qu’ils vont avoir ça d’ici deux semaines.
Numériser tous les disques et les mettre sur un serveur… non ? Grands Dieux, non ! Ça leur rappelle, j’imagine, les méthodes des dangereux pirates.
Résultat :
Il est arrivé plusieurs fois que ce soit plus simple de « pirater » la chanson que d’attendre que le disque arrive. Je suis un techno-débrouillard, mais ce n’est pas le cas de tous. Plusieurs auraient juste dit « Tant pis ». Et ça aurait été tant pis pour l’artiste.
Bien sûr, tous ne vivent pas dans le déni. De plus petites compagnies m’envoient souvent un mp3 dès le premier contact par courriel. Si j’avais à choisir qui va survivre, je pencherais pour elles bien plus que pour Universal, Warner et autres « majors » sclérosés.
En musique classique, il y a aussi les deux extrêmes. Il y a Analekta et son site extraordinaire, et il y a le gars qui sait à peine envoyer un courriel.
À venir dans la deuxième partie : La peur d’être entendu…
Par Mathieu Charlebois le 30 août 2009, dans la rubrique Actualités
1 Commentaire :Ancien site, industrie, internet, Technologie consulter...1959, le documentaire
La BBC a tellement aimé ma balado sur la fantastique année 1959 en jazz qu’ils en ont fait un grand reportage. J’en suis vraiment honoré. Pour aider ce média qui débute et qui en arrache, je vous présente ici les 3/4 de 1959 The Year That Changed Jazz. Première partie, où Kind of Blue s’enregistre en 7 heures de studio.
Par Mathieu Charlebois le 23 août 2009, dans la rubrique Actualités
Laisser un commentaire :Ancien site consulter...Hayden – The place where we lived
Après le génial Elf-Lake Serenade en 2004 et In field & town en 2008, Hayden revient avec The place where we lived. Un album qui ne le placent pas sur de nouveaux terrains, mais qui ne déçoit pas pour autant.
Il ne fait pas beaucoup de bruit, Hayden. Il sort un disque, fait une tournée tranquille et disparait. Plus de nouvelles pendant quelques temps. Puis, un nouvel album sort et si on n’est pas attentif, on peut facilement le manquer.
S’il n’est pas très connu après 8 disques, ce ne peut être qu’à cause de cet excès de réserve, parce que le talent est bel et bien là. C’est bien dommage.
Sur The place where we lived, Hayden traine encore une fois sa voix un peu paresseuse sur des pièces folk un brin country et des mélodies qui ont un charme que peu de gens savent créer.
Comme à son habitude, il ne s’étire pas longueur. En une trentaine de minutes et dix chansons, on n’a pas le temps de s’ennuyer.
L’ontarien a réussi ici un bel équilibre entre ses ballades et ses morceaux plus rythmés, entre les morceaux avec un groupe et les pièces piano-voix ou guitare-voix. Celles-ci sont rassemblé au milieu du disque et forment un très bel intermède juste de la bonne longueur.
Au fil du disque, on s’attache à lui comme à un vieil ami qui viendrait nous faire entendre ses chansons. Déjà, on a hâte à la prochaine visite. Et on espère qu’il se renouvellera un peu, avant de tourner en rond. Mais jusqu’ici, ça va. Ça va même très bien.
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Site officiel : http://www.wasteyourdaysaway.com/
Page Myspace : http://www.myspace.com/hayden
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Par Mathieu Charlebois le 20 août 2009, dans la rubrique Actualités
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